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Une lueur dans le coeur et un noeud dans l'bide

 

Où est passée la joie de l'enfant

 

Qui m'habitait encore y'a pas si longtemps

 

Et pourtant ça paraît si loin

 

Souvenir flou, insaisissable, incertain

 

Chemin faisant, j'ai fait l'plein d'vide

 

Me reste une lueur dans le cœur et un nœud dans l'bide

 

 

Le monde des adultes un monde d'orgueil

 

Un immense écueil sur lequel je culbute

 

Je n'y trouve pas ma place, est-ce étonnant ?

 

J'avance sans but et j'trace en tâtonnant

 

Je garde la foi même si

 

La lassitude me prend parfois face à tant d'ineptie

 

Entre faux semblants et jeux de rôle

 

Entre épisodes accablants et d'autres franchement drôles

 

Je n'm'y arrête pas, je passe ma route

 

Avec lenteur car je n'ai rien d'un bolide

 

Des compromis, certes, faut que j'gagne ma croûte

 

Avec cette lueur dans le cœur et ce nœud dans l'bide

 

 

Comment ne pas haïr la terre entière

 

Quand trop souvent mes semblables m’écœurent

 

D'être parmi eux, pas vraiment fier

 

J'peux pas vraiment dire être un humain d'cœur

 

Je n'parle pas toujours juste, je fais comme je peux

 

Parfois la lueur parle et parfois c'est l'nœud

 

 

On ne sait plus vivre, c'est triste, hélas

 

On n'rêve que de fric en liasse et d'être rentable

 

Une route unique, unilatérale

 

Je n'peux pas filer droit, je suis comme ça, c'est viscéral

 

Pas d'ceux qu'on case, pas d'ceux qu'on bride

 

J'irai avec ma lueur dans le cœur et mon nœud dans l'bide

 

 

Vivre libre est-ce une illusion ?

 

Est-ce ressembler à ces pantins de la télévision ?

 

Vos schémas ne m'aspirent guère, détestables

 

Je préfère nettement être vrai, honnête et misérable

 

Aux yeux de ceux qui s'croient sûrs d'eux

 

Mais qui s'rassurent avec belles godasses, costards et grosses voitures

 

Artificiels, superficiels

 

À croire qu'on ne vit pas sous le même ciel

 

Sous ce clinquant, une coquille vide

 

Ont-ils une lueur dans le cœur et un nœud dans l'bide ?

 

 

Et si le temps passe comme un mirage

 

Au rythme des rides qui se tracent sur mon visage

 

Je choisis de vivre et

 

Je choisis de vibrer

 

Semant mes mots comme graines sur mon passage

 

Mais si la folie nous enivre et nous rend malades

 

À cette grande mascarade je refuse de me livrer

 

Mon choix est fait, indélébile

 

Loin des compétiteurs et des intrépides

 

J'irai fier, j'irai léger

 

Laissant la lueur de mon cœur défaire ce nœud dans mon bide

 

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